Le luxe vu d’un autre angle

Le luxe vu d’un autre angle

Les habitudes de consommation sont dirigées par les générations Y et Z, qui représenteront 45% du secteur dans sept ans.

Le luxe est un univers à forte croissance et aux multiples particularités. Beaucoup de définitions existent et ce n’est pas une généralité, le luxe va bien au-delà de l’achat d’un sac à main mythique, d’une montre à complications ou d’une voiture de sport. Le luxe c’est également une expérience un catalyseur d’émotions qui est très sensible à la nationalité, l’âge ou encore le sexe et les revenus d’un individu. Nous assistons à une évolution du “property ownership” vers “l’experience ownership”.

A travers ces caractéristiques, nous savons qu’il n’y a pas un unique type de consommateur, que la majorité des consommateurs sont Asiatiques et que les habitudes de consommation varient. Aujourd’hui, un consommateur souhaite vivre une expérience unique; expérience qu’il pourra selon sa génération largement diffuser sur les réseaux sociaux. Difficilement quantifiable l’expérience est une nouvelle pépite d’investissement. Les habitudes de consommation sont dirigées par les générations Y et Z qui représenteront 45% du marché du luxe dans sept ans, selon le cabinet de conseil Bain & Company. Et cela les marques de luxe l’ont bien compris.

Nous avons depuis 2016, augmenté notre exposition aux titres expériences comme le croisiériste Carnival, le bagagiste Samsonite qui détient Hartmann et Tumi ainsi que Brunswick Corporation qui distribue entre-autre des produits de fitness tels que Lifefitness et Scifit. Tout ceci, au détriment des sociétés telles que Michael Kors, Ralph Lauren ou encore Prada. En 2005, le nombre de touristes voyageant en dehors de leur pays de résidence étaient de 528 millions. En 10 ans, ce chiffre a plus que doublé pour atteindre les 1,2 milliard et il est attendu à 1,8 milliard pour 2030. Cette forte croissance devrait porter le marché des bagages. En effet, d’ici à 2020, ce marché devrait atteindre 67 milliards de dollars avec un taux de croissance annuel de 6%.

Les millennials, dirigés par cette soif d’expérience et d’aventure, portent un grand intérêt aux voyages et croisières. Les croisières sont une alternative attractive aux nuits d’hôtels qui leurs permet de découvrir le monde avec un budget raisonnable. C’est une clientèle fidèle qui est très sensible aux tarifs “all inclusive” et qui souhaitent se faire plaisir, très friands des nouveaux services de spa et fitness. Le segment affiche la plus grosse croissance dans l’industrie des vacances indépendamment de l’âge et du revenu du consommateur. Le secteur se diversifie et on observe une émergence du premium et haut de gamme. Dernier exemple en date, les bateaux de croisières ultra-luxueux que la chaîne hôtelière Ritz-Carlton va commercialiser ce printemps et qui prendront le large dès début 2019.

Enfin, l’appétence pour les salles de sport et le dépassement de soi. En Europe comme aux Etats-Unis, même constat. Selon Marketwatch, les Américains ont dépensé l’année dernière l’équivalent de 19 milliards de dollars en abonnement à une salle de sport et plus de 33 milliards en équipement sportif. Il s’avère que 36% de ces dépenses ont été réalisées par des millenials, soit deux fois plus que leurs aînés âgés de plus de 36 ans. Même phénomène en Angleterre, où le nombre de salles de sport devrait atteindre 7000 cette année, une première!

Ainsi rêver, se faire plaisir, partager, vivre quelque chose d’unique et authentique semble plus que jamais l’une des principales motivations des millennials et des personnes fortunées. Les sociétés doivent s’adapter à cette réalité et rester à l’écoute de besoins car l’expérience représente une nouvelle consommation du luxe. L’offre d’une expérience unique à leurs consommateurs est un bel apport de croissance et de modernité pour ces sociétés de qualité que sont les maisons de luxe.

INDICES, L’Agefi, Mars 2018

Rédigé par Marie-Caroline Fonta, gérante du fonds DGC Franck Muller Luxury Fund et Raffi Balyozyan, conseiller du fonds.

 

LUXE : un investissement attractif ?

Le LUXE inspire et invite aux rêves. Ce secteur propose, entre autres, des sociétés saines, de qualité avec de belles perspectives de croissance et de renouvellement.

Pour fêter les 3 ans du fonds DGC Franck Muller Luxury Fund, l’équipe de gestion nous livre son analyse du secteur.

DGC Franck Muller Luxury Fund a doublé sa masse sous gestion en 2017 et va passer la barre des 60 millions d’euros.

Le fonds affiche une performance de 12.77% depuis le début de l’année.

Zoom sur notre vision du luxe

Chantal de Senger, journaliste du magazine Bilan, présente notre vision du luxe et introduit le fonds DGC Franck Muller Luxury Fund lancé il y a bientôt 3 ans.

C’était une première en Suisse: fin 2014, le groupe Franck Muller et le gérant indépendant Notz Stucki, dont la masse sous gestion se monte à 8 milliards de francs, s’associaient pour lancer un véhicule d’investissement sous le nom de DGC Franck Muller Luxury Fund. L’originalité de l’approche?

Retrouvez l’article dans son intégralité ici.

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Happy 2nd Anniversary DGC Franck Muller Luxury Fund !

DGC Franck Muller Luxury Fund passe la barre des 30 millions d’euros pour ses 2 ans

Le fonds affiche une performance de 7.31% depuis le début de l’année

Qu’est-ce qui nous différencie de nos pairs ?

Le partenariat

Le fonds DGC Franck Muller Luxury Fund a été lancé à l’initiative de deux sociétés ayant des activités différentes. D’une part, Notz Stucki Group, une des plus grandes sociétés de gestion indépendante de Suisse, fondée en 1964 et d’autre part Franck Muller Group (Genthod Global Wealth Management, le  bras financier de Franck Muller ), une manufacture horlogère Suisse privée, distribuée dans plus de 65 pays.

Le but recherché par les deux sociétés est d’allier des compétences complémentaires pour investir sur un secteur dont les caractéristiques, d’un point de vue qualitatif comme d’un point de vue quantitatif, sont très attractives. Comme certains fonds exploitant la thématique du luxe existaient déjà, l’idée était d’utiliser une approche originale consistant à combiner une approche top-down du marché du luxe avec un apport de stock-picking bottom-up alimenté par les outils de valorisation et quantitatifs utilisés par Notz Stucki.

Le fonds est UCITS V, a une liquidité quotidienne et a été logé dans la Sicav DGC (« Diversified Growth Company ») qui est gérée par les équipes de Notz Stucki au Luxembourg.

La composition du fonds

Le fonds est investi en actions internationales du secteur du luxe à travers une trentaine de titres. La gestion du fonds est assez innovante pour la qualité de sa recherche : les tendances du marché du luxe sont documentées et analysées par les équipes de la société Franck Muller qui fait bénéficier au fonds de sa qualité d’acteur intégré (coût des matières premières, positionnement de la concurrence, évolutions géographiques, effets de mode, etc.), puis les sociétés de l’univers sont analysées en détail par les équipes de Notz Stucki avec une attention particulière portée aux éléments de valorisation, de cash-flow, de qualité du bilan et de perspectives de croissance. L’analyse du risque est faite indépendamment par Notz Stucki.

Les gérants investissent dans leurs fortes convictions, soit des titres de haute qualité avec de la croissance. La différenciation du fonds vis-à-vis de ses pairs s’est également faite dans sa composition, la surexposition à des sous-secteurs porteurs tels que la cosmétique, les loisirs, les voyages, les vins et spiritueux et l’ameublement d’intérieurs a eu une grande importance dans l’écart de performance. Mais cet écart est également une résultante de décisions macroéconomiques: cette année le marché Asiatique a été écarté et la présence dans le sous-secteur de l’horlogerie et de la joaillerie a été réduite, à contrario les investissements dans les biens de luxe abordables (ex : PVH qui détient entre autre Tommy Hilfiger et Calvin Klein) et les biens proposants une expérience (ex : Vail Resorts Inc, Jungfraubahn Holding AG) ont été favorisés. Le fonds est investi à 48% aux USA et à  45% en Europe, et une importance toute particulière est accordée à la capitalisation boursière pour la pondération des positions (85% des sociétés ont une capitalisation boursière supérieure à 2’000M). Le fonds est « monitoré » tous les jours et en plus d’échanges quotidiens l’ensemble des gérants se réunit tous les 10 jours.

Les 5 premières positions du fonds sont: Christian Dior, Carnival Corp, Bayerisch Motoren Werke AG, Constellation Brands et Marriott International.