Chart of the month: Bubble or Bull? Why not a Bubbull?

Bubble or Bull? Why not a Bubbull?

The current mindset in the investment community is rather binary when it comes to the S&P 500. Either people speak about a bubbly market about to collapse, or about a steady and strong-footed bull market thanks to the AI cycle.

It is honestly difficult to bet the farm on the first or on the latter. US equities, and consequently global equities, as the US makes up roughly 70% of the MSCI World, are supported by impressive profit growth from its leaders, almost all technology related. At the same time, the strong performance recorded by the S&P 500 came with a significant increase in valuations, which are now close to the highest levels of the last 25 years, and getting closer to the late 90s tech bubble.

We, at NS Partners, are as torn between optimism and skepticism as the other market participants. The merits of the big Information Technology leaders and their exposure to AI are undeniable; likewise, their immense profit and cash-flow generation are nothing short of impressive. But, at the same time, valuations matter; they always did and will always do. And today valuations are very demanding; not outrageous, but very demanding. And we see many signs of speculative positioning all around the place, like the lofty returns posted by numerous non-profitable businesses.

The chart of the month shows 100 years of history for the S&P 500. If the latter might appear overextended at this point, reflecting its spectacular run of the last 10 years, it is by no means a call for a fall. The pattern was quite similar in the mid-90s, right before it literally shot up to the upside before the infamous tech bubble finally burst. Being absent from equities back then, before the collapse, was very painful.

We must admit visibility is very limited at this point. The bull market is here and well alive, while we witness flashing lights as we observe multiple bubbly signals in the current environment. A bubble and a bull? Let’s call this a Bubbull for now…

 

 

 

 

Past performance is not indicative of future results. The views, strategies and financial instruments described in this document may not be suitable for all investors. Opinions expressed are current opinions as of date(s) appearing in this material only. References to market or composite indices, benchmarks or other measures of relative market performance over a specified period of time are provided for your information only. NS Partners provides no warranty and makes no representation of any kind whatsoever regarding the accuracy and completeness of any data, including financial market data, quotes, research notes or other financial instrument referred to in this document. This document does not constitute an offer or solicitation to any person in any jurisdiction in which such offer or solicitation is not authorized or to any person to whom it would be unlawful to make such offer or solicitation. Any reference in this document to specific securities and issuers are for illustrative purposes only, and should not be interpreted as recommendations to purchase or sell those securities. References in this document to investment funds that have not been registered with the FINMA cannot be distributed in or from Switzerland except to certain categories of eligible investors. Some of the entities of the NS Partners Group or its clients may hold a position in the financial instruments of any issuer discussed herein, or act as advisor to any such issuer.  Additional information is available on request.
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Graphique du mois – l’affinité des marchés émergents vis-à-vis du luxe : une tendance croissante

Graphique du mois – l’affinité des marchés émergents vis-à-vis du luxe : une tendance croissante

Source: Bloomberg, NS Partners. Stocks are presented for information only. NS Partners has not acquired any rights or license to reproduce the trademarks or logos set out in this document.

Vous envisagez d’investir dans les marchés émergents tout en conservant une forte présence dans les actifs cotés sur les marchés européens et américains ?

Le luxe pourrait bien être la solution idéale.

Si le secteur du luxe a commencé l’année sur une note positive, il a été confronté à des défis au cours des deux derniers mois. Les actions de luxe ont connu une baisse en août et en septembre, attribuée à divers facteurs tels que l’augmentation des taux d’intérêt, des données économiques décevantes en provenance de Chine, des inquiétudes renouvelées concernant le marché de l’immobilier qui pourrait affecter la demande des consommateurs et des changements dans les recommandations des analystes. Ces éléments ont introduit de l’incertitude concernant ces actifs de croissance.

Néanmoins, les résultats financiers publiés au cours du premier semestre de l’année offrent des perspectives encourageantes et soulignent la résilience de cet investissement thématique. De nombreux groupes de luxe de premier plan sont principalement cotés sur les marchés européens et américains. Cependant, il est essentiel d’évaluer dans quelle mesure leurs revenus proviennent des marchés émergents. Une estimation globale est donc indispensable.

Si l’on se concentre sur les marques de luxe les plus importantes et les plus distinguées, telles que LVMH, Hermès, Kering, Moncler et Burberry dans le domaine du luxe doux, Estée Lauder et L’Oréal dans le domaine de la beauté et des cosmétiques, la Compagnie Financière Richemont pour le luxe dur, Diageo et Pernod Ricard pour les spiritueux, et Porsche et Ferrari pour les automobiles, il devient évident que la région Asie-Pacifique, principalement représentée par la Chine, joue un rôle important. Cette région représente plus de 25 % du chiffre d’affaires du premier semestre 2023. Notamment, Hermès arrive en tête avec une contribution substantielle de 49 %, suivi de près par Burberry et Moncler à 44 %. De même, pour la Compagnie Financière Richemont et Pernod Ricard, le marché dynamique contribue à hauteur de 41%. Si nous élargissons notre perspective à d’autres régions émergentes, comme par exemple l’Amérique latine et l’Afrique, nous constatons que les principaux groupes de luxe maintiennent des niveaux d’exposition supérieurs à 35 % aux pays émergents.

Pourquoi les pays émergents sont-ils des catalyseurs ? Le secteur du luxe est porté par la consommation, de plus en plus stimulée par l’expansion de la classe moyenne. Les pays émergents connaissent une croissance économique notable, avec la Chine en tête et prête à maintenir sa position au premier plan. Les consommateurs asiatiques aspirent à arborer des symboles de réussite et à adopter un mode de vie cosmopolite. Cette année, cependant, la Chine a connu un ralentissement de sa croissance, qui s’est rétablie plus lentement que prévu. Néanmoins, d’ici 2030, on prévoit que les Chinois, dans leur propre pays, seront les plus grands consommateurs de produits de luxe, selon le célèbre cabinet Bain and Company.

L’Inde est une autre économie à croissance rapide qui fait les gros titres. Elle revient sur le devant de la scène économique mondiale sur plusieurs fronts. Bien que la consommation de produits de luxe en Inde soit actuellement relativement faible, elle affiche une croissance substantielle, avec une augmentation remarquable de 26 % d’une année sur l’autre. Les milléniaux sont la force motrice de l’industrie florissante du luxe, puisque l’Inde se targue d’avoir la plus grande part de consommateurs milléniaux parmi les principales économies internationales, soit plus de 30 %. Ce profil démographique, associé à l’augmentation rapide des revenus des ménages urbains, alimente la croissance rapide de la consommation de produits de luxe en Inde. L’économie indienne semble être sur une trajectoire de croissance robuste, avec l’un des taux de croissance du PIB les plus rapides parmi les principales économies mondiales.

Investir dans les marchés émergents par l’intermédiaire de sociétés européennes et américaines bien établies et bien gérées est une stratégie prudente. Le secteur du luxe a fait preuve de résilience et est considéré comme un investissement à toute épreuve. Dans de nombreux cas, le ratio cours/bénéfice (P/E) de ces sociétés est revenu aux niveaux antérieurs à la crise du COVID. Historiquement, l’achat d’actions de sociétés de luxe pendant les corrections du marché s’est avéré être une stratégie d’investissement rentable.

 

 

Les performances passées ne garantissent pas les résultats futurs. Les opinions, stratégies et instruments financiers décrits dans le présent document peuvent ne pas convenir à tous les investisseurs. Les opinions énoncées sont celles valables à la date de publication de ce document. Toute référence aux indices de marches ou composites, indices de référence, ou autres mesures de performance relative des marches a une certaine période sont indiquées à titre d’information. NS Partners ne donne aucune garantie et n’est aucunement responsable de l’exactitude et de l’exhaustivité de l’ensemble des informations (données financières de marche, cours de bourse, avis de recherche ou description de tout autre instrument financier) contenus dans ce document. Le présent document n’est pas destiné aux personnes ou entités qui seraient citoyennes ou résidentes d’un lieu, état, pays ou juridiction dans lesquels sa distribution, sa publication, sa mise à disposition ou son utilisation seraient contraires aux lois ou règlements en vigueur. Les informations et données fournies dans le présent document sont communiquées à titre indicatif uniquement et ne constituent ni une offre, ni une incitation à acheter, vendre ou souscrire a des titres ou tout autre instrument financier. Il est fait référence dans ce document a des fonds d’investissement qui n’ont pas été enregistrés auprès de la Finma et ne peuvent donc pas être distribues en ou depuis la suisse sauf à certaines catégories d’investisseurs éligibles. Certaines des sociétés du groupe NS Partners ou ses clients peuvent être détenteurs d’une position dans les instruments financiers de l’un des émetteurs mentionnes dans ce document, ou agir en tant que consultant pour l’un d’eux. Des informations supplémentaires sont disponibles sur demande.

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Graphique de l’été- Une opportunité d’investissement de 3 000 milliards de dollars pour la transition énergétique

Une opportunité d’investissement de 3 000 milliards de dollars pour la transition énergétique

De nombreux économistes qualifient ce changement de “nouvelle révolution industrielle”. Un simple coup d’œil au graphique présenté par l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) met clairement en évidence l’effort d’investissement massif nécessaire à l’échelle mondiale pour décarboniser l’économie. Pour visualiser cette opportunité d’investissement, nous nous embarquons dans un voyage imaginaire au cours duquel vous découvrirez un éventail d’idées et d’entreprises intéressantes dans lesquelles investir.

Mary a démarré sa Tesla, une merveille de technologie automobile électrique connue pour sa conception écologique. Le tableau de bord numérique s’est allumé, indiquant un niveau de batterie de soixante-quinze pour cent. Elle admire son véhicule, non seulement pour sa conduite rapide et silencieuse, mais aussi pour ce qu’il symbolise : un pas vers la responsabilité environnementale.

Elle était accompagnée de son copilote, un jeune diplômé en chimie. Ensemble, ils ont admiré les éoliennes imposantes qui parsèment le paysage. Il s’agit d’éoliennes Vestas, réputées pour leur efficacité à transformer l’énergie éolienne en électricité propre. Le copilote a remarqué que les moteurs et les rotors de ces éoliennes, tout comme ceux de leur Tesla, reposent sur des éléments de terre rare en raison de leurs propriétés magnétiques uniques.

Leur voyage les a conduits devant des champs parsemés de panneaux solaires de First Solar, Canadian Solar et d’autres fabricants. Ces fermes solaires, gérées par Iberdrola, captent la lumière du soleil et la transforment en énergie. Au milieu de ces fermes se trouvaient des électrolyseurs, qui utilisaient l’électricité pour séparer l’eau en hydrogène et en oxygène. Cet hydrogène était stocké et utilisé ultérieurement pour créer de l’ammoniac, un combustible propre et puissant. Une partie de cet hydrogène a été envoyée à une entreprise sidérurgique qui l’a utilisé pour produire de l’acier propre.

À proximité se trouvait une usine qui utilisait l’ammoniac pour fabriquer des engrais, enrichissant ainsi le sol pour produire de bonnes récoltes. L’ammoniac a également été chargé dans des navires, alimentant leurs voyages à travers le monde sans laisser de traces de pollution.

Lorsque la Tesla a signalé qu’elle avait besoin d’être rechargée, Mary s’est arrêtée à une station de recharge située à proximité. La station tire son énergie d’un mini-réacteur nucléaire de 200 MW, compact mais puissant. Le copilote a expliqué que l’uranium, malgré son histoire controversée, était essentiel pour ces réacteurs nucléaires en raison de son immense capacité à produire de l’énergie.

En arrivant dans sa maison moderne et respectueuse de l’environnement située à la campagne, Mary a pu voir les panneaux solaires qui ornaient le toit. Reliés à des onduleurs Enphase efficaces, ces panneaux captent la lumière du soleil et la convertissent en électricité. L’énergie excédentaire est stockée dans des batteries Samsung SDI fiables, un élément crucial qui nécessite des quantités importantes de lithium, un métal léger mais dense en énergie.

La maison a également été équipée d’une pompe à chaleur Johnson Controls de pointe et d’un système de maison intelligente Schneider, qui assurent non seulement le confort mais aussi une utilisation efficace de l’énergie.

Ce voyage a mis en évidence plusieurs idées pour tirer profit de cette opportunité d’investissement de 3 000 milliards de dollars. Ces opportunités intéresseront les investisseurs ESG, les investisseurs non ESG, les investisseurs de croissance et les investisseurs de valeur. Les pays en développement et les pays émergents investissent dans ces technologies et les valorisations actuelles ne reflètent pas encore la croissance attendue.

Embarquez pour un voyage d’investissement de 3 000 milliards d’USD, bon investissement!

 

 

 

 

Les performances passées ne garantissent pas les résultats futurs. Les opinions, stratégies et instruments financiers décrits dans le présent document peuvent ne pas convenir à tous les investisseurs. Les opinions énoncées sont celles valables à la date de publication de ce document. Toute référence aux indices de marches ou composites, indices de référence, ou autres mesures de performance relative des marches a une certaine période sont indiquées à titre d’information. NS Partners ne donne aucune garantie et n’est aucunement responsable de l’exactitude et de l’exhaustivité de l’ensemble des informations (données financières de marche, cours de bourse, avis de recherche ou description de tout autre instrument financier) contenus dans ce document. Le présent document n’est pas destiné aux personnes ou entités qui seraient citoyennes ou résidentes d’un lieu, état, pays ou juridiction dans lesquels sa distribution, sa publication, sa mise à disposition ou son utilisation seraient contraires aux lois ou règlements en vigueur. Les informations et données fournies dans le présent document sont communiquées à titre indicatif uniquement et ne constituent ni une offre, ni une incitation à acheter, vendre ou souscrire a des titres ou tout autre instrument financier. Il est fait référence dans ce document a des fonds d’investissement qui n’ont pas été enregistrés auprès de la Finma et ne peuvent donc pas être distribues en ou depuis la suisse sauf à certaines catégories d’investisseurs éligibles. Certaines des sociétés du groupe NS Partners ou ses clients peuvent être détenteurs d’une position dans les instruments financiers de l’un des émetteurs mentionnes dans ce document, ou agir en tant que consultant pour l’un d’eux. Des informations supplémentaires sont disponibles sur demande.

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Graphique du mois – Être ou ne pas être dans un marché haussier

Être ou ne pas être dans un marché haussier

Source: NS Partners, Bloomberg

Après des performances fortement négatives en 2022, les marchés boursiers mondiaux sont en nette progression depuis le début de l’année. La seule exception est la Chine, où la reprise macroéconomique continue de décevoir les investisseurs. Mais si l’on considère les marchés développés, l’indice S&P 500 est en hausse de +8,9 % depuis le début de l’année à la fin du mois de mai, l’indice MSCI Europe de +6,6 % et l’indice Topix de +12,6%.

Malgré des incertitudes accrues sur le front macroéconomique (ralentissement économique, Allemagne en récession technique, inflation en baisse mais toujours à des niveaux élevés, tensions géopolitiques persistantes), la volatilité du marché s’est considérablement affaiblie (les indices VIX et VStoxx sont proches de 15, alors qu’ils étaient respectivement supérieurs à 20 et 25 la plupart du temps au cours des derniers mois). La situation n’est pas aussi grave qu’on le pensait initialement, en particulier si l’on considère les bénéfices des entreprises, mais il est toujours très surprenant de voir l’indice S&P 500 complètement immunisé contre la faillite de grandes banques américaines en mars, alors qu’au même moment le rendement des obligations d’État américaines à 2 ans est passé de 5,2 % à 3,9 % en deux jours, une amplitude qui n’avait pas été observée depuis octobre 1987 !

En fait, il se passe beaucoup de choses en coulisses et le marché dans son ensemble n’a été soutenu cette année que par un très petit nombre de grandes valeurs technologiques américaines à forte capitalisation liées à l’intelligence artificielle. Le graphique montre l’écart de rendement depuis le début de l’année entre le S&P 500 équipondéré et le S&P 500 pondéré en fonction de la capitalisation boursière. L’écart n’a jamais été aussi important depuis 1990 !

Comment les gestionnaires actifs se comportent-ils dans l’environnement de marché actuel ? Sans surprise, nous constatons une très grande dispersion entre les gestionnaires, en fonction de leur positionnement sectoriel, de leur préférence pour les petites ou grandes capitalisations, de leur orientation croissance ou valeur, de leur concentration et, enfin, de leur sélection de titres. Ce qui est rassurant, c’est que notre sélection de stock pickers sur lesquels nous avons une forte conviction et qui ont souffert l’année dernière sont fortement de retour : Blackrock Global Unconstrained est en hausse de +20,5% depuis le début de l’année par rapport à -25,5% en 2022, Cantillon de +10,7% par rapport à -23,4% en 2022, et AKO de +16,8% par rapport à -18,5% en 2022. Une part importante des pertes subies en 2022 a déjà été récupérée, alors que l’indice MSCI World est en hausse de +7,6 % depuis le début de l’année après avoir perdu -19,5 % en 2022, ce qui ne représente que 39 % !

En ce qui concerne les gérants long/short equity, ils sont de nouveau en territoire positif en termes de génération d’alpha. En Asie et en Chine, la plupart d’entre eux ont été en mesure de se protéger efficacement contre les baisses et notre approche de la diversification les a aidés. Dans les marchés développés, alors que le cycle de hausse des taux des banques centrales semble se rapprocher de la fin aux États-Unis et montre une voie plus visible en Europe, les fondamentaux font à nouveau la différence. Notre mandat long/short européen est en hausse de +9% depuis le début de l’année, ce qui est un bon résultat si l’on considère que les gestionnaires sont bien diversifiés en termes de secteurs et plutôt prudents en termes d’exposition au marché.

Dans ce contexte, il est logique d’avoir des portefeuilles d’actions gérés en fonction du risque.

 

 

 

 

 

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Graphique du mois – La transition énergétique du point de vue des hedge funds

La transition énergétique du point de vue des hedge funds

Source: NS Partners

Dans le cadre de notre recherche de vecteurs d’alpha, les analyses de ces derniers mois nous ont permis d’identifier la transition énergétique comme un thème incontournable.

La tendance généralisée autour de ce thème engendre une dynamique d’investissement considérable en se basant sur des mesures et des objectifs qui sont, pour certains, déjà obsolètes. En d’autres termes, beaucoup se précipitent… mais pour de mauvaises raisons.

C’est de ce premier constat émerge l’opportunité. L’enthousiasme débridé est à la fois source de création et de destruction de valeur. C’est sur la base de ce déséquilibre, nous pouvons générer un alpha stable et régulier.

L’univers d’investissement de ce thème s’étend sans surprise des matières premières aux biens de consommation (VE, stockage, transport, batteries, matériaux, etc.). Ceci nous offre un large spectre d’investissement d’environ 5 sous-thèmes verticaux que nous pouvons diversifier à travers une sélection de gérants que nous avons compilés sur une matrice destinée à assurer une granularité optimale, articulée autour du style de trading, des biais sous-sectoriels et des segments de capitalisation boursière. (voir le graphique du profil risque-rendement)

De plus, en raison de la relative exubérance qui règne dans cet univers, la capacité à générer des profits de trading est accessible avec un effet de levier moindre (entre 130 et 180) et une directionnalité moindre (neutre à +30 net), offrant un profil de risque favorable. Par ailleurs, l’un des vecteurs dominants de cette stratégie d’investissement réside dans la dynamique d’innovation, qui s’oppose à l’obsolescence irrémédiable de certains acteurs, voire de certains secteurs. Les stratégies long-short y trouvent un terrain fertile pour la génération d’alpha, et une faible corrélation avec les marchés traditionnels. (voir le tableau des corrélations de nos gestionnaires sélectionnés)

L’univers d’investissement que nous avons sélectionné à ce jour est composé de six gestionnaires figurant sur notre “liste de priorités”, dont deux peuvent déjà constituer une position de transition énergétique au sein d’un portefeuille client, en vue de représenter environ 10-15% du portefeuille au départ, ou jusqu’à 40% si l’allocation se fait entre les six gestionnaires.

En conclusion de ce tour d’horizon, il est important de garder à l’esprit que cette opportunité est présente pour une période d’environ 3 à 4 ans avant que les gouvernements ne sortent de leur laxisme voire de déni. Alors, les enjeux seront incontournables et les stratégies s’imposeront d’elles-mêmes. A l’approche de cette phase, il sera judicieux de mesurer les risques liés à la régulation forcée de certains secteurs, parmi d’autres défis.

 

 

 

 

 

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Graphique du mois – Un luxe qui devrait être à la portée de tout le monde

Un luxe qui devrait être à la portée de tout le monde

Source: NS Partners, Bloomberg. NS Partners has not acquired any rights or license to reproduce the trademarks or logos set out in this document. The trademarks or logos set out in this document are used only for the purpose of the presentation.

Vous recherchez des investissements à long terme capables de résister à la dégradation de l’économie? Dans ce cas, intéressez-vous au secteur du luxe!

Les années se suivent sur les marchés mais ne se ressemblent pas. Lors des cinq dernières qui viennent de s’écouler, les chocs ont été nombreux: Covid-19, conflit Ukraine-Russie, hausse des taux d’intérêt, inflation, etc. Face à ces multiples événements, difficile d’identifier un secteur ou un investissement capable de résister et d’enregistrer des performances positives.

Le secteur du luxe pourrait néanmoins se révéler intéressant. Nous apprécions son profil «tout terrain», sa résilience et sa capacité d’adaptation.

Sur le marché européen, le luxe s’impose progressivement comme un secteur majeur et son importance ne cesse d’augmenter. Il représente désormais 19% de l’indice français CAC40 et LVMH est devenu la plus grande entreprise européenne, avec une capitalisation boursière de 396 milliards d’euros fin février. Le luxe a démarré en trombe en janvier, profitant de l’optimisme suscité actuellement par la Chine. L’économie chinoise a en effet enregistré un rebond prononcé, ce qui est de bon augure pour les valeurs du luxe. L’indice des directeurs d’achat du secteur manufacturier chinois a atteint son plus haut niveau depuis avril 2012.

Le secteur du luxe est vaste et ses définitions sont multiples, ce qui peut être source de confusion et de complexité. C’est pourquoi il faut rester sélectif et privilégier les grands acteurs du luxe qui savent affronter les tempêtes. Inutile de rappeler la qualité de leurs bilans, leurs résultats supérieurs aux anticipations ainsi que leurs marges à deux chiffres enregistrées année après année, sans oublier leur capacité à compenser les performances entre régions. Du fait de leur envergure, elles ont accès aux plus grands designers et, de plus en plus, aux célébrités.

Prenons l’exemple d’un portefeuille équipondéré composé de 4 grandes sociétés de luxe cotées et renommées. Première composante, LVMH, le groupe le plus diversifié présent dans le luxe «soft» (vêtements, chaussures, maroquinerie, etc.), le luxe «hard» (montres et bijoux), les parfums et cosmétiques, les vins, l’hôtellerie, etc., suivie d’Hermès, actif dans le luxe «soft» , Cie Financière Richemont dans le luxe «hard», et enfin Estée Lauder, acteur majeur des cosmétiques et des produits de beauté, plus défensive par nature. Le panier en dollars composé de ces 4 valeurs équipondérées a surperformé l’indice MSCI World, ainsi que les 11 secteurs du GICS (Global Industry Classification Standard) au cours des 5 dernières années.

Les cours de bourse de la plupart des actions du secteur du luxe sont au plus haut. Quid de l’avenir? Aujourd’hui, les multiples de valorisation sont élevés mais restent raisonnables dans la mesure où la rentabilité des capitaux propres et le bénéfice par action de ce panier de 4 valeurs du luxe sont plus élevés que dans n’importe quel autre secteur. Ses fondamentaux restent solides et inchangés, sous l’effet des espoirs suscités par la réouverture de la Chine. Il faut également garder à l’esprit que l’inflation n’a pas disparu et que les entreprises du secteur du luxe conservent un solide pouvoir de fixation des prix, la demande de produits de luxe étant relativement inélastique par rapport au prix. Elles peuvent donc protéger leurs marges. Mais qu’adviendrait-il du secteur du luxe en cas de récession? La base de consommateurs adepte du luxe est vaste et moins sensible au ralentissement économique que la plupart de celles des autres secteurs et il bénéficie d’un profil à la fois défensif et de croissance. Autrement dit, le secteur est capable d’accroître ses bénéfices quelles que soient les perspectives économiques. Pour s’exposer au moment le plus opportun, un facteur à surveiller de près est la prime de valorisation du secteur. Après avoir grimpé en flèche, cette prime a renoué avec ses niveaux historiques, ce qui pourrait offrir une très bonne opportunité d’achat.

S’il est impossible de prédire l’année à venir, une chose est sûre: investir dans le luxe et renforcer son exposition en cas de repli semble être une stratégie intéressante.

«Le luxe ne disparaîtra jamais, quoi qu’il arrive dans le monde». Carolina Herrera

 

 

 

 

 

 

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Graphique du mois – L’économie du burger: le goût amer de l’inflation

L’économie du burger: le goût amer de l’inflation

 

Source: The Economist Jan 23’

L’indice Big Mac, sorte de «Guide de l’inflation pour les nuls» a été inventé par The Economist en 1986, soit dix-neuf ans après la création du Big Mac en 1967. Celui-ci était alors vendu au prix de 45 cents (aujourd’hui il coûte un peu plus de 6 dollars, soit une hausse de 1 244%). C’était exactement dix ans après que McDonalds ait inauguré sa première franchise en Suisse (à Genève, le 4 novembre 1976 – à l’époque, le Big Mac coûtait 3,90 CHF et il vaut aujourd’hui 6,90 CHF). L’indice se proposait d’illustrer de manière ludique le concept de parité de pouvoir d’achat ainsi que l’inflation à travers le prix de l’emblématique burger, universellement reconnu, synonyme de culture américaine et utilisant les mêmes ingrédients dans le monde entier. Les variantes locales comme le McRaclette (on oublie le cheddar transformé) ou le McBollywood (sans bœuf, s’il vous plaît) étaient les rares exceptions. Aujourd’hui, il va sans dire que tout ce qui doit être frit, cuit ou cuisiné a vu son prix augmenter de manière significative au cours des 12 derniers mois.

Sur une note moins réjouissante, on ne peut que constater la hausse et la baisse spectaculaires du pouvoir d’achat aux États-Unis (surveillez cette zone pour la grande révolution à venir!). En 1980, avec le salaire minimum aux États-Unis, on pouvait acheter un peu plus de 6 Big Macs, alors qu’en 2022, on pouvait à peine en acheter un (sans oublier les taxes d’État et municipales)!

 

1967 1980 2023
Salaire minimum 1,40$ 3,10$ 7,25$
Prix moy. du Big Mac 0,45$ 0,50$ 6,05$
Nb de Big Mac/heure 3,10 6,20 1,20

 

Comment McDonald’s a pu distribuer avec autant de succès son équivalent de la Ford T produite en série (une gamme de produits identiques dans le monde entier) me laisse perplexe. Notons au passage que contrairement à ce que l’on pourrait croire, les meilleurs burgers ne sont pas forcément américains! On se demande donc ce qui peut bien pousser les gens à acheter un produit qui contient plus de sucre, de graisse, de sel et d’acides gras saturés que de glucides? Pourtant, depuis sa création en 1955 en Californie (qui paradoxalement est désormais l’un des États les plus sains et les plus en forme d’Amérique), ce produit a résisté à l’épreuve du temps et a poussé de nombreux concurrents à la faillite. Groupe de restauration rapide le plus vendu au monde et groupe de restauration le plus prospère, il a fait l’objet d’une étude de cas à la Harvard Business School il y a 20 ans et, distanciation sociale oblige, la société a traversé la récente pandémie sans encombre grâce à ses McDrive®. Depuis son introduction en bourse le 21 avril 1965, une seule action achetée à 22,50 dollars vaudrait aujourd’hui 1 201 625 dollars (hors dividendes mais en tenant compte des fractionnements d’actions)!

Au-delà de sa valeur ludique, l’indice Big Mac présente certains défauts, comme l’absence au menu de la majeure partie du continent africain, de la Russie depuis l’année dernière et du Belarus (pour des questions de chaîne d’approvisionnement – pénurie de frites). De plus, la croissance du PIB et le coût de la main-d’œuvre (qui reflète souvent le salaire minimum local) diffèrent d’un pays à l’autre et une unité n’est pas forcément représentative du panier de consommation typique qui reflète le coût de la vie. En revanche, il reflète bien le prix des matières premières, le coût de la main-d’œuvre et celui de l’électricité. L’indice existe aussi dans une version corrigée du PIB, ce qui modifie quelque peu les statistiques.

Le fait de ne pas faire partie de la zone euro semble avoir ses avantages, puisque des pays comme la Suisse, la Norvège et la Suède se situent systématiquement en tête du classement. Par contre, les derniers chiffres montrent que la Turquie, l’Égypte et même la Grande-Bretagne ont brusquement dégringolé dans le classement depuis juin dernier, pour n’être battues à la baisse que par des pays comme le Venezuela – qui, pourtant, une fois, en 2013, était arrivé en tête du classement, devant la Norvège et la Suisse! Le dénominateur commun de ces pays est l’inflation qui les a frappés plus durement, incitant leurs banques centrales à resserrer leurs politiques de manière plus agressive (on notera que le Venezuela importe la plupart des denrées alimentaires qu’il consomme).

Si, comme vous pouvez le faire dans certains endroits du monde comme le Salvador (et même dans certaines villes de Suisse), vous achetez votre Big Mac en bitcoins, alors la volatilité des prix bat tous les records! Et pour ceux qui pensaient qu’il n’y avait pas d’inflation au Japon, sachez que McDonalds a augmenté le prix de son burger classique trois fois en moins d’un an (+55%) en raison de la hausse des coûts et des fluctuations de la monnaie, l’inflation ayant récemment atteint son niveau le plus élevé en quarante ans! L’ironie du sort veut qu’à mesure que les prix des denrées alimentaires augmentent, la restauration hors foyer diminue, au profit de McDonald’s.

Restez attentifs à la prochaine publication de l’indice Big Mac dans six mois et préparez-vous à un choc des prix encore plus important! McDonalds vient de publier ses résultats du quatrième trimestre, qui, malgré la force du dollar américain, ont dépassé les attentes, tant sur le plan des bénéfices que sur celui de la rentabilité (le groupe génère davantage de chiffre d’affaires hors des États-Unis, ainsi, avec la baisse du dollar depuis la fin de l’année dernière, les chiffres du prochain trimestre devraient s’améliorer). Dans le contexte actuel, une croissance à deux chiffres des ventes dans tous les segments est assez appréciable lorsque l’on dispose d’un certain pouvoir de fixation des prix.

Or, compte tenu des goulets d’étranglement des chaînes d’approvisionnement qui se multiplient dans le monde entier en raison de la guerre en Ukraine et de La Niña (phénomène inverse d’El Niño) qui réalise un rare triplé (trois années consécutives) et affecte les récoltes dans le monde entier en provoquant des sécheresses, des précipitations et des ouragans extrêmes, on peut s’attendre à ce que la situation se dégrade. Cette conjoncture crée l’un des plus grands ensembles d’opportunités de toute une vie pour les gérants de stratégies discrétionnaires macro et d’arbitrage, sans compter la fin de l’environnement prolongé de taux d’intérêt nuls avec la normalisation des taux.

Que ne pouvons-nous arbitrer le spread d’un Big Mac…!

 

 

 

 

Les performances passées ne garantissent pas les résultats futurs. Les opinions, stratégies et instruments financiers décrits dans le présent document peuvent ne pas convenir à tous les investisseurs. Les opinions énoncées sont celles valables à la date de publication de ce document. Toute référence aux indices de marches ou composites, indices de référence, ou autres mesures de performance relative des marches a une certaine période sont indiquées à titre d’information. NS Partners ne donne aucune garantie et n’est aucunement responsable de l’exactitude et de l’exhaustivité de l’ensemble des informations (données financières de marche, cours de bourse, avis de recherche ou description de tout autre instrument financier) contenus dans ce document. Le présent document n’est pas destiné aux personnes ou entités qui seraient citoyennes ou résidentes d’un lieu, état, pays ou juridiction dans lesquels sa distribution, sa publication, sa mise à disposition ou son utilisation seraient contraires aux lois ou règlements en vigueur. Les informations et données fournies dans le présent document sont communiquées à titre indicatif uniquement et ne constituent ni une offre, ni une incitation à acheter, vendre ou souscrire a des titres ou tout autre instrument financier. Il est fait référence dans ce document a des fonds d’investissement qui n’ont pas été enregistrés auprès de la Finma et ne peuvent donc pas être distribues en ou depuis la suisse sauf à certaines catégories d’investisseurs éligibles. Certaines des sociétés du groupe NS Partners ou ses clients peuvent être détenteurs d’une position dans les instruments financiers de l’un des émetteurs mentionnes dans ce document, ou agir en tant que consultant pour l’un d’eux. Des informations supplémentaires sont disponibles sur demande.

© Groupe NS Partners

Graphique du mois – Les gérants de fonds global macro sont de retour

Les gérants de fonds global macro sont de retour

Source: AQR

Fin de l’argent gratuit et retour de l’incertitude macroéconomique

Au cours des trois dernières années, le monde a considérablement changé en termes de géopolitique, de lutte contre le changement climatique et de perspectives d’investissement. Après la crise financière de 2008, les banques centrales ont pris l’initiative de soutenir les marchés financiers en inondant le système de liquidités. Les actions coordonnées des banques centrales se sont multipliées lorsque l’épidémie de COVID a fait irruption en mars 2020. Une des principales conséquences est que l’inflation élevée est enfin de retour et que la politique monétaire doit être radicalement inversée. L’ère de l’argent gratuit est désormais révolue, tout comme le régime de faible volatilité pour l’ensemble des classes d’actifs. La volatilité du marché peut se mesurer de plusieurs façons. Dans le graphique ci-dessus, le gérant quantitatif bien connu AQR tente d’identifier les régimes de «turbulence macro», celles-ci étant définies comme toute période de 12 mois où le niveau de l’actualité macro est supérieur à la moyenne. Le gérant mesure l’actualité macro en se fondant sur les variations de la croissance du PIB réel et de l’inflation, ainsi que sur les surprises (par rapport aux prévisions des économistes) en matière de croissance du PIB réel, de l’inflation et de la production industrielle. Depuis 2020, nous sommes de retour dans un tel environnement de turbulences macroéconomiques. Ce type de période peut durer longtemps, comme dans les années 1970 et 1980 ou au moment de la crise financière mondiale et durant celles-ci les gérants global macro ont connu des années fastes.

La volatilité devrait rester élevée

Les fluctuations des anticipations de politique monétaire devraient rester un moteur important du marché en 2023, ce qui signifie que la corrélation entre les actions et les obligations pourrait rester élevée. C’est ce qui s’est produit cette année, le portefeuille modèle 60/40 affichant ses pires performances depuis 80 ans! À l’avenir, les nombreux facteurs de risque — ton restrictif des banques centrales, inflation structurelle, éclatement des bulles, ralentissement de l’économie, crise énergétique, tensions géopolitiques, perturbations industrielles, montée de l’agitation sociale — ne signifient pas nécessairement que les marchés vont baisser, mais ils devraient, en revanche, rester volatils. Lors de fortes corrections du marché, la volatilité a tendance à s’envoler, la liquidité s’assèche et les corrélations augmentent soudainement, ce qui peut provoquer un désendettement forcé.

Plus de risques, mais plus d’opportunités aussi

Dans ce contexte, les stratégies de fonds spéculatifs non corrélées, telles que les stratégies global macro, devraient être particulièrement indiquées pour aider à diversifier les portefeuilles. Les gérants macro prennent des positions longues et courtes sur une série de classes d’actifs liquides (taux, indices d’actions, devises, indices de crédit et matières premières), principalement par le biais de contrats à terme et d’options, afin d’essayer de générer des performances décorrélées attractives sur la durée. À fin octobre, ils étaient en moyenne en hausse de 11,4% à 23,1% en cumul annuel (performances de l’indice HFRI Macro et de l’indice CS Macro HF), leurs gains étant essentiellement attribuables à des ventes à découvert sur les taux et à des positions acheteuses sur le dollar. Ils ont tendance à afficher des performances positives pendant les phases de dislocation du marché. Dans le passé, quand la volatilité implicite était élevée (indice VIX au-dessus de 25), les actions ont baissé en moyenne de 11,3%, tandis que les stratégies macro ont généré des performances annualisées de 6,1% (source UBS HF PB).

La flexibilité et une gestion rigoureuse des risques sont les clés de leur succès

L’avantage d’une stratégie global macro est la flexibilité du mandat. Le gérant peut investir dans toutes les classes d’actifs, en fonction des opportunités qui se présentent. Dans un environnement hautement volatile, la probabilité de trouver de bons points d’entrée/sortie est plus élevée. Un gérant global macro parvient à générer de bonnes performances corrigées du risque sur la durée s’il dispose d’un bon cadre de gestion du risque et s’il accorde une attention marquée à cet aspect dans son processus de due diligence. Disposant de niveaux élevés de disponibilités, qui rapportent maintenant 4%, ils sont maintenant payés pour attendre et prendre des risques lorsque des opportunités d’investissement intéressantes se présentent. En conclusion, la poursuite d’une politique monétaire restrictive et d’un régime de volatilité élevée devrait s’avérer favorable aux gérants macro en 2023.

 

Note

Indices de fonds alternatifs: Indice HFRI Macro Total (indice HFRIMI), Indice Credit Suisse Global Macro (indice HEDGGLMA).

 

 

 

 

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© Groupe NS Partners

Graphique du mois – Attention au greenwashing

Attention au greenwashing

 

Le greenwashings’est largement répandu ces derniers temps. Mais qu’entendons-nous vraiment par greenwashing? Investopedia le définit ainsi: «le greenwashing ou écoblanchiment est le fait de fournir au public ou aux investisseurs des informations trompeuses ou complètement  fausses quant à l’impact environnemental des produits et activités d’une entreprise. Il peut en outre être question d’écoblanchiment lorsqu’une entreprise tente de mettre en avant les aspects durables d’un produit afin d’occulter son implication dans des pratiques préjudiciables à l’environnement».

On retrouve le greenwashing un peu partout: dans l’industrie automobile ou la fast fashion, mais aussi, à en croire l’activiste Greta Thunberg, à la COP27 et, en ce qui nous concerne, dans la finance. Le monde de la finance a bien changé au cours des dernières années. Les exigences sociales et environnementales de la jeune génération guident les choix des investisseurs. Il y a aussi les urgences climatiques. Les régulateurs et les gouvernements agissent. Plus besoin de démonstration: nous devons tous participer à notre niveau.

Selon les estimations de Bloomberg Intelligence, les actifs du marché en plein essor de l’ESG devraient dépasser 53 000 milliards de dollars d’ici 2025. En Europe, le règlement SFDR (Sustainable Finance Disclosure Regulation) vise à éradiquer le greenwashing  en imposant plus de transparence.

Si l’on considère la collecte des fonds durables, elle a augmenté depuis 2020. Cette année, dans un contexte de hausse des taux d’intérêt, de pressions inflationnistes et de conflit en Ukraine, la collecte des fonds durables en Europe reste supérieure à celle des fonds conventionnels. On notera que les gestionnaires d’actifs ont considérablement réduit le nombre de lancements de nouveaux fonds ESG en raison du durcissement de l’environnement réglementaire, qui rend plus difficiles les revendications environnementales, sociales et de gouvernance.

Les acteurs du marché doivent sans cesse s’adapter et relever de nouveaux défis. Les gestionnaires de fortune doivent sélectionner des produits financiers environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) compatibles avec les préférences de leurs clients. Malgré la confusion qui règne, ils se doivent également de rester au fait des différentes terminologies et stratégies (exclusion, intégration, filtrage négatif, filtrage positif, impact…).

Les gestionnaires d’actifs, quant à eux, sont soumis à des exigences de divulgation contraignantes liées à la classification de leurs produits. Leurs produits tiennent-ils compte des risques ESG, promeuvent-ils des critères ESG, ont-ils un objectif environnemental ou social? Le manque d’homogénéité au niveau mondial des réglementations et des définitions est un handicap, tandis qu’au niveau européen, les réglementations et les exigences de publication d’informations sont source de confusion. Les investisseurs aspirent donc à plus de précision en termes de cadres et de limites et réclament des critères standardisés.

Les données ESG et l’accès à celles-ci constituent un autre problème. En annonçant suivre une démarche ESG, les gestionnaires s’exposent, ainsi que leur entreprise, à un risque de réputation. Une solution plus simple, plutôt que de lancer de nouveaux produits, semble être d’adapter les produits existants aux nouvelles exigences réglementaires. Un processus qui demande de l’humilité.

Les investisseurs, les analystes et les gestionnaires d’actifs ont un rôle clé à jouer, non seulement en termes de transparence des données, mais aussi par la pression qu’ils peuvent exercer sur les entreprises, notamment sur l’importance du Scope 3 dans le calcul des émissions de gaz à effet de serre.

Reste une certitude, lors de la sélection d’une entreprise ou d’un fonds qui communique sur sa démarche ESG: «fais confiance, mais vérifie».

 

 

 

 

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Graphique du mois – Intelligence Artificielle et fonds alternatifs

Intelligence Artificielle et fonds alternatifs

 

Artificial Intelligence and Hedge Funds

Artificial Intelligence and Hedge Funds

Artificial Intelligence and Hedge Funds
Source: NS Partners, Bloomberg

L’univers de la gestion quantitative s’intéresse à l’intelligence artificielle (IA) depuis un bon moment déjà. Il a pourtant fallu attendre quelques années avant de pouvoir vérifier la congruence entre cette approche innovante de la gestion des données et la complexité des marchés financiers. En 2020-2021, après 4 ans à enquêter sur ce terrain, nous avons commencé à voir des signes de maturité et des résultats constructifs. Au quatrième trimestre 2021, après un temps d’attente de 5 ans sans exposition aux stratégies quantitatives, nous avons décidé de nous positionner sur quelques stratégies liées à l’IA. Nous avons ensuite renforcé notre allocation à ce segment au premier trimestre 2022 pour, à la fin du deuxième trimestre 2022, atteindre 20% de l’allocation de la stratégie en fonds alternatifs non corrélés.

L’une des caractéristiques les plus intéressantes de ces stratégies est évidemment leur capacité d’auto-apprentissage, tant en ce qui concerne leurs erreurs que leurs bonnes idées. Ceci permet également de composer avec l’un des aspects plus complexes du comportement des marchés : les fenêtres de temps. La capacité à augmenter ou à réduire certains segments d’un portefeuille, en fonction non seulement de la classe d’actifs, d’une tendance ou du momentum, mais aussi de l’aspect temporel d’une transaction, confère une robustesse indéniable à une stratégie de gestion. C’est là précisément une des forces de l’IA, qui exige une approche non linéaire et multidimensionnelle, en d’autres termes des interactions non intuitives

Pour autant, un aspect important de notre travail, lorsque nous sélectionnons de telles stratégies, est d’éviter de cumuler le même type de risque simplement parce que ces stratégies ajoutent de la valeur pour elles-mêmes. L’IA et la manière dont on l’aborde peuvent permettre à une stratégie d’éviter la dégradation de son pouvoir de prédiction… le grand ennemi des gérants quantitatifs.

Notre graphique montre qu’il est bien possible de trouver des stratégies non corrélées aux marchés classiques grâce à leur technique avancée de gestion des données, mais aussi, chose presque aussi importante, des stratégies non corrélées entre elles. Une partie de cette diversification peut facilement être obtenue au moyen d’une exposition à des classes d’actifs différenciées, mais l’élément clé réside dans la finesse avec laquelle les gérants exploitent la puissance de l’IA tout en visant un alpha positif.

Les quatre gérants qui font maintenant partie de notre allocation stratégique présentent de telles caractéristiques quantitatives et constituent un atout précieux dans les conditions de marché très difficiles que nous connaissons cette année.

 

 

 

 

Les performances passées ne garantissent pas les résultats futurs. Les opinions, stratégies et instruments financiers décrits dans le présent document peuvent ne pas convenir à tous les investisseurs. Les opinions énoncées sont celles valables à la date de publication de ce document. Toute référence aux indices de marches ou composites, indices de référence, ou autres mesures de performance relative des marches a une certaine période sont indiquées à titre d’information. NS Partners ne donne aucune garantie et n’est aucunement responsable de l’exactitude et de l’exhaustivité de l’ensemble des informations (données financières de marche, cours de bourse, avis de recherche ou description de tout autre instrument financier) contenus dans ce document. Le présent document n’est pas destiné aux personnes ou entités qui seraient citoyennes ou résidentes d’un lieu, état, pays ou juridiction dans lesquels sa distribution, sa publication, sa mise à disposition ou son utilisation seraient contraires aux lois ou règlements en vigueur. Les informations et données fournies dans le présent document sont communiquées à titre indicatif uniquement et ne constituent ni une offre, ni une incitation à acheter, vendre ou souscrire a des titres ou tout autre instrument financier. Il est fait référence dans ce document a des fonds d’investissement qui n’ont pas été enregistrés auprès de la Finma et ne peuvent donc pas être distribues en ou depuis la suisse sauf à certaines catégories d’investisseurs éligibles. Certaines des sociétés du groupe NS Partners ou ses clients peuvent être détenteurs d’une position dans les instruments financiers de l’un des émetteurs mentionnes dans ce document, ou agir en tant que consultant pour l’un d’eux. Des informations supplémentaires sont disponibles sur demande.

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