Les entreprises du SMI se distinguent par un engagement ESG remarquable

Les entreprises du SMI se distinguent par un engagement ESG remarquable

Le SMI se voit conféré une note de AAA, la plus élevée, selon MSCI ESG Ratings. Les 20 composantes de l’indice obtiennent des notes variant de A à AAA.

Les investisseurs portent une attention croissante aux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) lorsqu’ils prennent des décisions d’investissement. Ils sont également motivés par les différentes réglementations en vigueur et les enjeux pressants tels que les questions climatiques. De leur côté, les entreprises reconnaissent désormais l’importance fondamentale de la durabilité et émettent des rapports pour démontrer leur engagement en la matière.

QUELLE EST LA SITUATION EN SUISSE?
La Suisse est engagée pleinement dans l’Accord de Paris, dont l’objectif central est de limiter le réchauffement climatique mondial à moins de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels, avec une aspiration à limiter l’augmentation à 1.5°C. Notre pays affiche une volonté déterminée de réduire ses émissions de gaz à effet de serre, tout en renforçant sa résilience face aux conséquences du changement climatique. L’ambition suisse est de parvenir à la neutralité carbone d’ici 2050. La Suisse tire sa principale source d’énergie renouvelable de la force hydraulique, qui est favorisée par son relief montagneux et la présence de nombreux cours d’eau. De fait, en 2022, 53% de notre production totale d’électricité provenait de l’hydroélectricité. Ceci contribue de manière significative à la production d’électricité sans émissions de gaz à effet de serre. Toutefois, la croissance de cette source atteint aujourd’hui une limite, incitant la Suisse à promouvoir l’utilisation d’autres formes d’énergies renouvelables telles que l’énergie solaire et éolienne, qui sont en constante expansion.

INTÉGRATION DES CRITÈRES ESG PAR LES ENTREPRISES SUISSES
Les questions de durabilité et de responsabilité sociale des entreprises sont de plus en plus importantes dans la gouvernance des sociétés du SMI (Swiss Market Index), qui sont encouragées à adopter des pratiques commerciales durables. Par ailleurs, la Suisse jouit généralement d’une excellente réputation en matière de gouvernance d’entreprise.

L’intégration des critères ESG revêt ainsi une importance croissante en Suisse. Les entreprises reconnaissent de plus en plus l’importance de communiquer des données ESG, non seulement pour répondre aux attentes des investisseurs, mais aussi pour assurer une gestion durable et responsable.

En se penchant sur les 20 plus grandes entreprises du SMI, soit les fleurons de la cote, il est notable que chacune d’entre elles fournit un rapport détaillé sur la durabilité, soit intégré dans leur rapport annuel, soit indépendant. Ces entreprises ont établi des objectifs, notamment en matière de neutralité carbone, avec des échéances s’étalant de 2025 à 2050. De plus, la plupart d’entre elles se sont engagées envers les 17 Objectifs de Développement Durables des Nations Unies (SDGs) et ont adhéré aux 10 Principes du Pacte Mondial des Nations Unies (UN Global Compact), qui encourage les entreprises à adopter des pratiques commerciales responsables et durables.

L’approche en matière de durabilité est transparente et propriétaire au sein de ces entreprises, avec un accent sur l’égalité des genres et la réduction de leur impact environnemental.

EVALUATION ESG DES ENTREPRISES SUISSES
La composition du SMI lui confère une note de AAA, la plus élevée, selon MSCI ESG Ratings. Les 20 composantes de l’indice obtiennent des notes variant de A à AAA, plaçant ainsi l’indice en tête de l’univers de MSCI. Ces entreprises figurent pour la plupart en tant que leaders en ce qui concerne les critères ESG dans leurs industries respectives. Du côté des émissions de carbone, celles-ci dépendent du secteur, les plus gros émetteurs étant Holcim et Nestlé, tandis que les moins importants sont Sonova et Partners Group. Pour la grande majorité des entreprises du SMI, on observe par ailleurs une amélioration significative de la gouvernance ou de sa solidité. Si l’on élargit notre analyse pour inclure des critères tels que les controverses, les évolutions récentes et la capacité à se classer dans le quartile supérieur de leur industrie en ce qui concerne les trois piliers E, S et G, on peut noter que Novartis, Givaudan, Kuehne + Nagel et Zurich Insurance semblent se distinguer particulièrement.

En conséquence, on peut conclure que les entreprises suisses du SMI se distinguent par leur engagement remarquable en matière de durabilité et de responsabilité sociale des entreprises. Cette approche renforce la réputation de la Suisse en tant que destination d’investissement de choix. D’ailleurs, dans les performances réalisées, sur les 5 dernières années, le SMI a surperformé le marché mondial (MSCI World Index in CHF) de 543 points de base.

 

 

 

 

Les performances passées ne garantissent pas les résultats futurs. Les opinions, stratégies et instruments financiers décrits dans le présent document peuvent ne pas convenir à tous les investisseurs. Les opinions énoncées sont celles valables à la date de publication de ce document. Toute référence aux indices de marches ou composites, indices de référence, ou autres mesures de performance relative des marches a une certaine période sont indiquées à titre d’information. NS Partners ne donne aucune garantie et n’est aucunement responsable de l’exactitude et de l’exhaustivité de l’ensemble des informations (données financières de marche, cours de bourse, avis de recherche ou description de tout autre instrument financier) contenus dans ce document. Le présent document n’est pas destiné aux personnes ou entités qui seraient citoyennes ou résidentes d’un lieu, état, pays ou juridiction dans lesquels sa distribution, sa publication, sa mise à disposition ou son utilisation seraient contraires aux lois ou règlements en vigueur. Les informations et données fournies dans le présent document sont communiquées à titre indicatif uniquement et ne constituent ni une offre, ni une incitation à acheter, vendre ou souscrire a des titres ou tout autre instrument financier. Il est fait référence dans ce document a des fonds d’investissement qui n’ont pas été enregistrés auprès de la Finma et ne peuvent donc pas être distribues en ou depuis la suisse sauf à certaines catégories d’investisseurs éligibles. Certaines des sociétés du groupe NS Partners ou ses clients peuvent être détenteurs d’une position dans les instruments financiers de l’un des émetteurs mentionnes dans ce document, ou agir en tant que consultant pour l’un d’eux. Des informations supplémentaires sont disponibles sur demande.

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Les stratégies hedge funds gagnantes pour 2023

Les stratégies hedge funds gagnantes pour 2023

Alors que le calme des marchés semble précaire, quelles stratégies alternatives choisir pour éviter l’orage ?

Une sérénité apparente

Si l’on considère la performance des indices actions depuis le début de l’année, dans l’ensemble les marchés financiers se portent bien. En effet, l’indice mondial MSCI World est en hausse de +13%, le S&P 500 de +15%, le MSCI Europe de +10% et le SMI de +7%. En Asie, le constat est plus contrasté. De fait, tandis que le Topix a repris des couleurs en affichant une hausse de +23%, la Chine éprouve plus de difficultés avec une baisse de -6% pour l’indice MSCI China. De leur côté, après une année compliquée en 2022 marquée par une hausse des taux d’intérêt de grande ampleur, les indices obligataires sont dans le vert. Malgré une restriction significative des conditions de liquidité, un niveau de coût de financement pour les Etats et les entreprises inédit depuis 15 ans et une crise bancaire pas si anodine que cela, les spreads de crédit ne se sont pas envolés… pour l’instant.

Long/short Equity : un positionnement qui pourrait s’avérer payant

Dans ce contexte, quelles sont les stratégies hedge funds qui ont su tirer leur épingle du jeu ? Alors que les gérants long/short equity ont particulièrement mal géré l’année 2022, en n’ayant pas réussi à revenir en territoire positif après leur baisse du 1er trimestre, ils affichent en 2023 à nouveau des performances plus en ligne avec leurs objectifs. Ainsi, après avoir reculé de -10% en 2022, l’indice HFRI Equity Hedge affiche une progression de +3% cette année, avec des nombreux gérants ayant enregistré des hausses aux alentours de +6%. La situation est donc bien différente, dans la mesure où les gérants ont des positions plus diversifiées en termes d’allocation sectorielle et une exposition aux marchés plutôt faible dans l’ensemble. Ce résultat est d’autant plus intéressant que le marché US est tiré par quelques méga-sociétés technologiques liées à l’AI, qui masquent une réalité sous-jacente bien plus contrastée. Ce positionnement permet ainsi d’être un peu plus sereins si le marché actions venait à perdre des couleurs pendant l’été. Sous-performer légèrement les indices de marchés est le prix à payer pour ne pas avoir à se soucier de devoir vendre ou d’essayer de rattraper le temps perdu.

La concurrence fait rage chez les plateformes multi-gérants

Dans la quête d’une alternative à la poche obligataire, les fonds multi-stratégies relative value ont été les grands gagnants de l’année dernière. Le sous-indice HFRI des fonds Relative Value Multi-Strategy n’a ainsi reculé « que » de -1% en 2022 (avec une bonne partie des gérants ayant généré une performance autour de +5%) et grimpe de +2% sur l’année en cours. Faisant preuve d’une robustesse à toute épreuve, ils montrent un ratio de Sharpe à faire pâlir le fameux composite 60% actions/40% obligations sur les 3 dernières années. En conséquence, ces plateformes ont attiré beaucoup d’argent et se livrent à une guerre des talents sans merci, qui n’est pas sans impact sur les frais payés par l’investisseur. Toutefois, même si elles restent positives, les performances affichées cette année sont pour l’instant en deçà des attentes, ce qui correspond probablement à une phase de digestion. Malgré ce constat, suite à la hausse des taux d’intérêt, les performances espérées sur le moyen-terme ont également été revues à la hausse. Il faut dire que cette catégorie de gérants représente probablement la meilleure assurance en cas de choc exogène ou d’une hausse soudaine de la volatilité. Encore faut-il dénicher les fonds de plus petites taille capables de générer un alpha intéressant ou avoir accès aux meilleures plateformes dont les minimums d’investissement ont pris l’ascenseur.

Global Macro : des risques payants

Si les gérants global macro ont été les grandes stars de l’année 2022 (+9% pour le sous-indice HFRI Macro), ils ont toutefois souffert depuis le début de l’année (-2%), ce qui ne constitue pas nécessairement une surprise étant donné le massif retournement de tendance que nous avons connu. Le phénomène le plus marquant s’est produit en mars avec les faillites bancaires aux Etats-Unis, qui ont fait passer le taux US 2 ans de 5.2% à 3.8% en 48 heures, un mouvement d’une amplitude jamais vue depuis 1987. Et pendant ce temps-là, le marché action n’a même pas froncé un sourcil ! Dans cette catégorie, l’un des gérants les plus emblématiques est probablement Chris Rokos, qui a fait couler beaucoup d’encre dans les médias en raison de sa baisse de près de 15% en mars. Mais quand on prend des risques, ce genre de drawdown ne peut être évité de temps à autre. Et notons surtout qu’il est en passe de repasser en territoire positif et qu’il avait généré pour ses investisseurs une performance de +51% l’année dernière. Dans cet environnement de marché incertain, nous restons persuadés que les gérants global macro constituent une offre d’investissement très intéressante. Parmi les thématiques qui ont retenu notre attention récemment, on trouve celle de la possibilité d’un enlisement économique de la Chine. Alors que tout le monde regarde vers le haut, c’est peut-être bien vers le bas qu’il faudrait regarder.

En résumé, il nous semble aujourd’hui opportun de considérer les 3 grandes catégories de stratégies de hedge funds que sont equity long/short, multi-strategy relative value et global macro. Mais l’élément prédominant pour obtenir une performance de son portefeuille hedge funds satisfaisante tient dans la sélection et l’accès aux meilleurs gérants. Une autre variable souvent moins considérée est la gestion dynamique du portefeuille. Ainsi, dans la mesure du possible, il est souvent payant d’avoir une approche contrariante et ne pas hésiter à prendre des bénéfices lorsqu’un gérant qui a très bien performé et surtout ne pas avoir peur de rajouter de l’argent à un gérant qui a connu un trou d’air. Si le travail de sélection en amont a été bon, c’est ce qui va vous permettre de faire la différence.

 

 

 

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L’intelligence artificielle détruit des emplois ?

L’intelligence artificielle détruit des emplois ?

Soyons sans crainte : la « destruction créative » énoncée par Schumpeter est source de croissance

L’intelligence artificielle (IA) est un sujet de débat depuis plusieurs décennies, avec des craintes souvent exagérées concernant son impact sur le marché du travail et la vie quotidienne. Par exemple, en 1968, le film “2001, l’Odyssée de l’espace” de Stanley Kubrick imaginait un avenir où les ordinateurs contrôleraient tous les aspects de la vie humaine, allant même jusqu’à les tuer s’ils se plaçaient en travers de leur route. Or, plus de 55 ans plus tard, les êtres humains sont toujours au cœur de notre société et de notre économie.

Plus récemment, Elon Musk avait prédit qu’en 2019, nous aurions déjà des voitures autonomes sur les routes. Pourtant, bien que des avancées significatives aient été réalisées, les voitures autonomes sont encore loin d’être une réalité courante.

La destruction créative

Cependant, il est important de prendre en compte la théorie de la « destruction créative » de l’économiste autrichien Joseph Schumpeter pour comprendre l’impact de l’IA sur l’emploi. Selon Schumpeter, l’innovation et le progrès économique sont le résultat d’un processus de « destruction créative », au cours duquel les nouvelles technologies remplacent les anciennes, entraînant une transformation du marché du travail.

Une collaboration fructueuse

Dans le contexte de l’IA, il est essentiel de reconnaître que la collaboration homme-machine est souvent plus efficace qu’une machine seule. Les machines peuvent compléter les compétences humaines, améliorant la productivité et permettant aux employés de se concentrer sur des tâches à plus forte valeur ajoutée. Il y a 3 semaines, Microsoft présentait ses nouveaux outils logiciels sous le nom « Microsoft 365 COPILOT », qui mettent l’emphase, une fois encore, sur la collaboration personnes-machines.

Pendant la crise du Covid-19, par exemple, les clients des banques avaient besoin de parler à des conseillers humains plutôt que de se contenter de robots. L’IA n’a ainsi pas remplacé les travailleurs humains dans ce cas, mais a plutôt servi de support pour aider les employés à mieux servir leurs clients.

Remplacer les tâches répétitives plutôt que la créativité

Les secteurs les plus susceptibles d’être touchés par l’IA sont ceux qui impliquent des tâches répétitives et prévisibles. En revanche, les emplois nécessitant des compétences humaines telles que la créativité, l’empathie ou la résolution de problèmes complexes resteront moins affectés.

Certes, il est humain – le terme est ironique dans ce contexte –  que des travailleurs craignent de se voir remplacés par des automates dotés d’une intelligence artificielle. Au XIXe siècle déjà, alors que la révolution industrielle bouleverse l’ordre établi, des ouvriers inquiets détruisirent à coups de masse les métiers à tisser de plusieurs filatures. Pourtant, ces inquiétudes sont aujourd’hui dissipée et personne aujourd’hui ne songe revenir au pénible tissage à la main.

Chômage au plus bas malgré l’automatisation

Il est intéressant de noter que malgré l’automatisation croissante, le taux de chômage dans des pays comme la Suisse, les États-Unis ou le Royaume-Uni est proche de son plus bas historique. Cela confirme en partie les théories de Schumpeter, qui soutiennent que l’innovation et la destruction créative peuvent entraîner la création de nouveaux emplois et stimuler en fin de compte la croissance économique.

En résumé, il est essentiel de modérer nos attentes et aussi nos craintes concernant l’impact de l’IA sur l’emploi et de reconnaître que la collaboration homme-machine est souvent plus efficace qu’une machine seule. Malgré les exagérations du passé, la destruction créative de Schumpeter reste pertinente pour comprendre les transformations du marché du travail induites par l’IA. Il est probable que l’IA détruira certains emplois, mais elle en créera aussi de nouveaux et les travailleurs humains continueront de jouer un rôle essentiel dans notre économie.

 

 

 

 

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Le Luxe : diversité et comportement tout terrain

Le Luxe : diversité et comportement tout terrain

Pourquoi ne pas investir dans le luxe ? Sa résilience et sa grande capacité d’adaptation ne sont plus à démontrer.

Comme tout le monde, le secteur du luxe a été bouleversé en 2020 par l’arrêt brutal des voyages internationaux et les confinements. Après un rattrapage bien marqué en 2021, en bourse il finit l’année 2022 dans le rouge. Une année négative qui a néanmoins offert de belles opportunités aux investisseurs. Les grands groupes du luxe ont vu leurs valorisations s’envoler, puis se normaliser. Aujourd’hui, ces dernières sont élevées mais restent raisonnables.

Le luxe devrait bénéficier de la réouverture de la Chine

Cette année, le luxe a débuté l’année sur les chapeaux de roue, grâce à un regain d’optimisme en ce qui concerne la Chine, l’un des plus grands moteurs du secteur. De fait, l’année dernière, les ventes aux Etats-Unis et en Europe ont affiché de belles croissances, et ce sans les consommateurs chinois, puisque le pays était paralysé par sa politique Zéro-Covid. En conséquence, l’ouverture du pays ainsi que la reprise des vols locaux et internationaux, sont les précurseurs d’un fort rattrapage et laissent présager pour le luxe une année de croissance des ventes et des revenus.

Malgré sa surperformance ces 5 dernières années, la prime du luxe est redescendue

Au cours des cinq dernières années, les vents forts et contraires n’ont pas manqué : le Covid-19, le conflit Ukraine-Russie, la remontée des taux d’intérêt, l’inflation… Malgré cela, en 5 ans, les titres de Hermès, LVMH et Ferrari ont grimpé de respectivement +223%, +177% et +129% ! Il en va de même pour la croissance des bénéfices par action, qui s’inscrit à +155% pour Hermès et LVMH et à +80% pour Ferrari. Sur cette période, le luxe dans son ensemble a ainsi surperformé le marché de +15.8%. Bien évidemment, certains sous-secteurs ont été impactés, notamment celui du voyage et de l’hôtellerie, qui est fortement corrélé au tourisme.

Traditionnellement, les valeurs du luxe se traitent avec une prime par rapport au marché. L’évolution de cette prime est donc un indicateur à garder en mémoire comme signal d’entrée. Or, après avoir pris l’ascenseur, celle-ci est revenue à des niveaux plus bas et intéressants en comparaison historique.

Diversité géographique et des consommateurs

Investir dans le luxe, c’est investir dans un secteur protégé par des barrières à l’entrée, dans des entreprises présentant des bilans sains et solides, avec une croissance des revenus et des marges majoritairement à deux chiffres. Un peu moins évident, c’est également s’exposer aux marchés émergents. Ainsi, pour Hermès, Kering, Burberry, Salvatore Ferragamo, Compagnie Financière Richemont ou encore Swatch, ce sont entre 38% et 47% de leurs revenus qui sont réalisés en Asie.

Il y a encore peu, la consommation du luxe par cette clientèle se faisait essentiellement lors de ses voyages à l’étranger. Afin de développer la consommation locale en Chine, les grands du luxe se sont exposés directement au pays, en ouvrant plusieurs enseignes ou en créant des sites internet dédiés à cette population. La reprise de la consommation en Chine est ainsi de bon augure, car les consommateurs chinois ont accumulé des billions de yuans d’épargne excédentaire au cours des trois dernières années.

Le luxe a réponse à tout

Certes, l’inflation est toujours présente. Toutefois, il ne faut pas perdre de vue le grand pouvoir de fixation des prix des entreprises du secteur, car la demande de biens de luxe est assez inélastique aux augmentations de prix. Cela leur confère donc la faculté de protéger leurs marges. Mais comment réagit le secteur du luxe en cas de récession ? Outre sa base de consommateurs plus large et moins sensible aux ralentissements économiques, son profil à la fois défensif et de croissance est un atout. Pour les entreprises du secteur, les niveaux de cash sont élevés et les acquisitions ne sont pas freinées. Les groupes se diversifient, à l’instar du champion en la matière : LVMH, qui est actif dans le « soft luxury » (vêtements, chaussures, maroquinerie…), les montres et la joaillerie, les parfums et la cosmétique, les vins, les hôtels, etc. Cette année, Kering a pour sa part annoncé la création d’une division stratégique dans le domaine de la beauté. Il faut dire qu’avec une base de consommateurs de plus en plus vaste, le secteur devrait encore croitre de 60% d’ici à 2030, selon le cabinet de conseil Bain & Company. De fait, la Génération Z est aux avant-postes. Exigeante, elle achète ses premiers articles vers 15 ans, soit 3 à 5 ans plus tôt que la Génération Y (les Millennials). La Génération Z et la suivante, la Génération Alpha (plus jeune et avec un comportement de consommation similaire), devraient représenter un tiers du marché du luxe en 2030. En conséquence, le luxe s’adapte, se digitalise et étend sa présence sur les réseaux sociaux et le métavers.  Il s’empare des questions environnementales et sociales, la transparence dans ses processus et dans son approvisionnement est essentielle, tout comme sa gestion des produits d’occasion.

En perpétuelle évolution, le secteur du luxe se porte donc plutôt bien et ses fondamentaux restent intacts et solides. La croissance des bénéfices et la résilience sont au rendez-vous, quelle que soit la situation macroéconomique.

 

 

 

 

Les performances passées ne garantissent pas les résultats futurs. Les opinions, stratégies et instruments financiers décrits dans le présent document peuvent ne pas convenir à tous les investisseurs. Les opinions énoncées sont celles valables à la date de publication de ce document. Toute référence aux indices de marches ou composites, indices de référence, ou autres mesures de performance relative des marches a une certaine période sont indiquées à titre d’information. NS Partners ne donne aucune garantie et n’est aucunement responsable de l’exactitude et de l’exhaustivité de l’ensemble des informations (données financières de marche, cours de bourse, avis de recherche ou description de tout autre instrument financier) contenus dans ce document. Le présent document n’est pas destiné aux personnes ou entités qui seraient citoyennes ou résidentes d’un lieu, état, pays ou juridiction dans lesquels sa distribution, sa publication, sa mise à disposition ou son utilisation seraient contraires aux lois ou règlements en vigueur. Les informations et données fournies dans le présent document sont communiquées à titre indicatif uniquement et ne constituent ni une offre, ni une incitation à acheter, vendre ou souscrire a des titres ou tout autre instrument financier. Il est fait référence dans ce document a des fonds d’investissement qui n’ont pas été enregistrés auprès de la Finma et ne peuvent donc pas être distribues en ou depuis la suisse sauf à certaines catégories d’investisseurs éligibles. Certaines des sociétés du groupe NS Partners ou ses clients peuvent être détenteurs d’une position dans les instruments financiers de l’un des émetteurs mentionnes dans ce document, ou agir en tant que consultant pour l’un d’eux. Des informations supplémentaires sont disponibles sur demande.

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Le luxe vu d’un autre angle

Le luxe vu d’un autre angle

Les habitudes de consommation sont dirigées par les générations Y et Z, qui représenteront 45% du secteur dans sept ans.

Le luxe est un univers à forte croissance et aux multiples particularités. Beaucoup de définitions existent et ce n’est pas une généralité, le luxe va bien au-delà de l’achat d’un sac à main mythique, d’une montre à complications ou d’une voiture de sport. Le luxe c’est également une expérience un catalyseur d’émotions qui est très sensible à la nationalité, l’âge ou encore le sexe et les revenus d’un individu. Nous assistons à une évolution du “property ownership” vers “l’experience ownership”.

A travers ces caractéristiques, nous savons qu’il n’y a pas un unique type de consommateur, que la majorité des consommateurs sont Asiatiques et que les habitudes de consommation varient. Aujourd’hui, un consommateur souhaite vivre une expérience unique; expérience qu’il pourra selon sa génération largement diffuser sur les réseaux sociaux. Difficilement quantifiable l’expérience est une nouvelle pépite d’investissement. Les habitudes de consommation sont dirigées par les générations Y et Z qui représenteront 45% du marché du luxe dans sept ans, selon le cabinet de conseil Bain & Company. Et cela les marques de luxe l’ont bien compris.

Nous avons depuis 2016, augmenté notre exposition aux titres expériences comme le croisiériste Carnival, le bagagiste Samsonite qui détient Hartmann et Tumi ainsi que Brunswick Corporation qui distribue entre-autre des produits de fitness tels que Lifefitness et Scifit. Tout ceci, au détriment des sociétés telles que Michael Kors, Ralph Lauren ou encore Prada. En 2005, le nombre de touristes voyageant en dehors de leur pays de résidence étaient de 528 millions. En 10 ans, ce chiffre a plus que doublé pour atteindre les 1,2 milliard et il est attendu à 1,8 milliard pour 2030. Cette forte croissance devrait porter le marché des bagages. En effet, d’ici à 2020, ce marché devrait atteindre 67 milliards de dollars avec un taux de croissance annuel de 6%.

Les millennials, dirigés par cette soif d’expérience et d’aventure, portent un grand intérêt aux voyages et croisières. Les croisières sont une alternative attractive aux nuits d’hôtels qui leurs permet de découvrir le monde avec un budget raisonnable. C’est une clientèle fidèle qui est très sensible aux tarifs “all inclusive” et qui souhaitent se faire plaisir, très friands des nouveaux services de spa et fitness. Le segment affiche la plus grosse croissance dans l’industrie des vacances indépendamment de l’âge et du revenu du consommateur. Le secteur se diversifie et on observe une émergence du premium et haut de gamme. Dernier exemple en date, les bateaux de croisières ultra-luxueux que la chaîne hôtelière Ritz-Carlton va commercialiser ce printemps et qui prendront le large dès début 2019.

Enfin, l’appétence pour les salles de sport et le dépassement de soi. En Europe comme aux Etats-Unis, même constat. Selon Marketwatch, les Américains ont dépensé l’année dernière l’équivalent de 19 milliards de dollars en abonnement à une salle de sport et plus de 33 milliards en équipement sportif. Il s’avère que 36% de ces dépenses ont été réalisées par des millenials, soit deux fois plus que leurs aînés âgés de plus de 36 ans. Même phénomène en Angleterre, où le nombre de salles de sport devrait atteindre 7000 cette année, une première!

Ainsi rêver, se faire plaisir, partager, vivre quelque chose d’unique et authentique semble plus que jamais l’une des principales motivations des millennials et des personnes fortunées. Les sociétés doivent s’adapter à cette réalité et rester à l’écoute de besoins car l’expérience représente une nouvelle consommation du luxe. L’offre d’une expérience unique à leurs consommateurs est un bel apport de croissance et de modernité pour ces sociétés de qualité que sont les maisons de luxe.

INDICES, L’Agefi, Mars 2018

Rédigé par Marie-Caroline Fonta, gérante du fonds DGC Franck Muller Luxury Fund et Raffi Balyozyan, conseiller du fonds.

 

LUXE : un investissement attractif ?

Le LUXE inspire et invite aux rêves. Ce secteur propose, entre autres, des sociétés saines, de qualité avec de belles perspectives de croissance et de renouvellement.

Pour fêter les 3 ans du fonds DGC Franck Muller Luxury Fund, l’équipe de gestion nous livre son analyse du secteur.

DGC Franck Muller Luxury Fund a doublé sa masse sous gestion en 2017 et va passer la barre des 60 millions d’euros.

Le fonds affiche une performance de 12.77% depuis le début de l’année.

La pyramide du luxe comme stratégie de défense face aux incertitudes politiques

A travers son supplément mensuel Indices, L’Agefi nous offre un panorama des stratégies possibles en temps d’instabilité politique récurrente.

Marie-Caroline Fonta (portfolio manager chez Notz Stucki & Cie) et Raffi Balyozyan (Directeur chez Genthod Global Wealth Management) ont répondu aux questions du quotidien et nous parlent du secteur du luxe et des différents sous-secteurs et catégories qui permettent d’investir dans des sociétés résilientes et de grande qualité.

Retrouvez l’intégralité de l’article ici

 

 

Zoom sur notre vision du luxe

Chantal de Senger, journaliste du magazine Bilan, présente notre vision du luxe et introduit le fonds DGC Franck Muller Luxury Fund lancé il y a bientôt 3 ans.

C’était une première en Suisse: fin 2014, le groupe Franck Muller et le gérant indépendant Notz Stucki, dont la masse sous gestion se monte à 8 milliards de francs, s’associaient pour lancer un véhicule d’investissement sous le nom de DGC Franck Muller Luxury Fund. L’originalité de l’approche?

Retrouvez l’article dans son intégralité ici.

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